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Le labfab à joué avec l’Université foraine

L’université foraine est un projet de l’inclassable Patrick Bouchain, célèbre pour avoir rebattu les cartes dans le monde de l’architecture en défendant une appropriation citoyenne des lieux de manière nouvelle. Au lieu de programmer des espaces pour les gens, leur permettre de les habiter, de les faire vivre, et à l’opposé d’une démarche planifiée dans le détail, permettre l’émergence de la destination et de l’usage des lieux par l’action, l’échange.

Vous trouverez en ligne de nombreuses traces sur ce projet, qui fut présenté lors d’une conférence au mois d’octobre à Rennes.

Patrick Bouchain est secondé par Sophie Ricard, une jeune femme qui n’a pas hésité à vivre au milieu des habitants pendant plus d’un an à Boulogne sur Mer pour mettre en actes cette démarche, en aboutissant à la métamorphose d’une soixantaine d’habitations.

Ce duo est désormais sur le territoire de Rennes Métropole, plus précisément accueilli par l’équipe du campement Dromesko à St-Jacques de La Lande, avec un nouveau défi : faire émerger la destination, l’occupation/habitation de deux sites : la faculté des sciences située au coeur de Rennes (et souvent appelée “la fac dentaire” ou “Pasteur”), et le Moulin d’Apigné.

Université foraine #1Sophie Ricard et les adeptes du “Parkour” durant la première phase de débat.

Pour cela des rencontres ouvertes et gratuites sont organisées autour de plusieurs thèmes, dans une forme alternative couplant débat, spectacle, démonstrations et performances. La première itération du processus se tenait les 7 et 8 mars 2013 à la ferme Dromesko à St-Jacques de La Lande. Le thème : “Les plaisirs et les malheurs des corps”.

Sans titre

Les praticiens du “Parkour” ont un point commun avec les hackers : voir et trouver des chemins dans tous les contextes.

Le labfab a proposé à l’Université Foraine, qui a bien voulu nous prendre à l’essai, d’animer une demi-heure de débat autour du corps et du numérique. Nous avons choisi l’angle de l’internet des objets et du transhumanisme pour réfléchir à ce qu’il adviendrait quand nous seront entourés de 20 à 50 milliards d’objets communiquants avec notre corps au milieu. Outillerons-nous nos corps jusqu’à les modifier ? Où fabriquerons-nous un environnement capable de reconnaître nos visages, nos gestes afin de s’y conformer ? Nous avons essayé de démontrer que dans un cas comme dans

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l’autre, la transparence et la gouvernance autour de nos données demeure un enjeu citoyen majeur, qu’il faut vulgariser et débattre afin de définir la société “souhaitable”.

C’est quoi le drawdio ? (que nous avions modifié dans une boîte de chocolat)

Pour cela nous avons monté une petite équipe “Labfab” avec Matthieu Denys (Régie), Thomas Meghe et Alexandre Berthaud, de l’université de Rennes 2, et avons choisi d’occuper nos trente minutes en illustrant deux questions avec deux prototypes. Le premier est une boîte de chocolat modifiée pour accueillir un “drawdio” ou kit sonore optimisé pour réagir au contact des corps, que nous avons utilisé pour mixer littéralement Patrick Bouchain 🙂

Le deuxième est un extrait de la performance “Émergence” en cours de production. Au cours de celle-ci, un danseur (Pierre-Benjamin Nantel) interagira avec sons et visuels. La programmation visuelle est proposée par Thomas Meghe du Labfab et la programmation sonore par Alexandre Berthaud, tous deux étudiants en arts et technologies numériques de Rennes 2. Ici nous avons demandé à une personne présente de bouger son corps afin de générer des sons et des images avec le dispositif outillé d’une kinect.

La sphère interactive du projet “Emergence”.

Nous avons expliqué en quoi ces deux prototypes relevaient de deux manières différentes de relier les corps à un environnement maillé de numérique. L’une en l’instrumentant (le corps fait partie du circuit), l’autre en le surveillant de manière fine. Puis un échange libre a eu lieu avec le public. Il s’est rapidement orienté vers nos traces, la souveillance et les données personnelles, et sur les questions déontologiques autour de facebook. Nous avons pu faire découvrir des exemples tels que les google glasses, les tatouages électroniques, la vidéo-surveillance intelligente

Cette expérience nous semble utile, car le fait d’utiliser des installations et prototypes numériques pour vulgariser, démontrer de manière décalée et amener à réagir sur des enjeux de société souvent débattus par des spécialistes est une très bonne piste à développer pour démocratiser le débat autour du numérique. Nous remercions Sophie Ricard, Igor et l’équipe de la Ferme Dromesko et Patrick Bouchain de nous avoir permis de la tenter, et aussi pour l’accueil chaleureux et le bon repas 😀

Quelques idées dans le cas où le Labfab pourrait retenter quelque-chose avec l’Université Foraine (nous sommes candidats !) :

– Nous pourrions modifier le lieu lui-même où se tient la rencontre par des installations physico-numérique. nous pourrions le faire avec des habitants et nos amis étudiants de Telecom bretagne, Rennes 2, Ecole des Beaux-Arts.
– Nous pourrions proposer des espaces animés et participatifs (réalisation d’objets numériques et d’expériences par les personnes elles-même) pendant les temps de pause.
– Nous pourrions “streamer” les rencontres via internet
– Nous pourrions inviter des intervenants à faire réagir les personnes sur des démonstrations “éclairs” de quelques minutes réparties dans le chemin de fer des rencontres, chaque démonstration se faisant un peu comme un petit numéro de cirque 😀

Enfin, Patrick Bouchain a évoqué le défi de réunir plusieurs milliers de personnes au prochain rendez-vous de l’Université Foraine en utilisant les réseaux sociaux. Au final, la star locale qui pourrait y inviter le plus d’amis ne serait pas le chat de l’université de Rennes 2 ? Peut-être faudrait-il lui en parler 🙂

Le site internet de l’Université Foraine est ici, et vous pouvez vous abonner ici à leur liste de diffusion mail.

Hugues