Photo Maylis Haegel

Lucile, monitrice du Lab de l’EESAB

Lucile est une véritable artiste. Originaire de Toulouse et licence d’art appliqué en poche, elle intègre les Beaux-Arts de Rennes en deuxième année. Son truc, c’est le design d’objets. Mais pour Lucile, ce n’est pas qu’une passion, c’est une vraie philosophie de vie. « On a déjà énormément d’objet sur Terre, moi ce que je veux faire, c’est réfléchir à comment vivre avec ces objets », explique-t-elle.

Pour Lucile, les pratiques numériques ont un côté très instantané. Avec les machines-outils des fab labs, il est possible de créer quelque chose en très peu de temps. Elle n’accepte pas de faire les choses sans but : « on met toujours un peu de nous dans nos projets, alors, il faut toujours bien réfléchir à ce qu’on crée».

Avant d’arriver à Rennes, Lucile n’avait jamais vraiment fait partie d’un fab lab. Aujourd’hui, elle est l’une des trois moniteurs-trices du Lab Fab de l’EESAB depuis la rentrée 2016. « Je ne comprenais pas tout au début, mais c’est en essayant de comprendre comment fonctionnent les choses que mon imaginaire artistique se nourrit » explique-t-elle.

« Ce que j’aime faire, c’est aider les gens à résoudre leurs problèmes, raconte Lucile, pouvoir leur transmettre des savoirs». Et puis, surtout, être dans un fab lab, c’est toujours apprendre des autres. « J’aime les gens intéressants et intéressés, et c’est ce genre de personnes qui viennent au lab ».

« Finalement, conclut Lucile, le lab, c’est comme prendre un covoiturage, tu rencontres plein de gens différents en peu de temps, à qui tu vas apprendre des choses, et qui vont t’en apprendre d’autres ».

Maylis Haegel

Maylis Haegel est étudiante en dernière année de Journalisme. Elle s’intéresse aux gens qui font bouger les choses. Pour Sciences Po Rennes, elle réalise un enquête sur les lieux de fabrication numérique de la capitale bretonne. De temps en temps, un nouveau portrait pour découvrir des hommes et des femmes ambitieux, leurs projets, et leur manière de concevoir le monde.