Pierre de Rosette

Pauline questionne les rapports entre production des savoirs scientifiques et production du social. 

Architecte et anthropologue de la nature, elle observe lors de mission d’observation des bouleversements littoraux similaires à différents endroits du globeSuite à ses observations scientifiques, ses travaux artistiques ont porté sur l’érosion puis sur le concept géologique et sociologique d’Anthropocène.

Après avoir utilisé la découpeuse laser pour graver une planche de bois, elle l’a utilisé comme un pochoir pour imprimer sur papier grâce à la technique de la sérigraphie. Ces gravures illustrent l’idée d’érosion de la biodiversité. On perçoit des manques et des absences dans le récif, des “pertes de données“. La perte en biodiversité est conçue comme une perte en savoir, en intelligence collective.

Ces tableaux de données scientifiques sont des représentations/transcriptions du réel effectuées par la médiation d’une machine ou “dispositif inscripteur” (LATOUR, WOOLGAR, 1988). Selon Pauline, l’utilisation du laser symbolise ces aller-retour homme & machine.

Aujourd’hui les états et entreprises mettent en place des dispositifs de collecte et de la biodiversité, d’où le titre du triptyque : Pierre de rosette. Pauline a pour vocation d’exposer ces travaux. Elle travaille également avec un éditeur sur un projet de livre sciences, art et poésie.

Porteur : Pauline Hegaret

Mail : hegaretp at gmail.com

Site : http://hegaretpauline.e-monsite.com