La Rotonde, de l’enfermement à l’ouverture

 

Si vous remontez le boulevard Jacques Cartier en direction de la rue de Nantes, vous tomberez nez à nez avec un bâtiment faisant partie de l’héritage architectural et historique de la ville de Rennes. Depuis sa fermeture en 2010, la maison d’arrêt Jacques Cartier est laissée à l’abandon. Cependant, des étudiants de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Bretagne ont d’autres projets pour ce bel édifice, et imagine dans un futur proche une reconversion du bâtiment carcéral du 19ème siècle.

Noémie, Bastien et Alexis se sont alors lancés comme défi de créer une maquette de l’ancienne maison d’arrêt Jacques Cartier. Pour la réaliser, Noémie, Bastien et Alexis ont découpé et marqué à la découpeuse laser du carton gris pour réaliser le terrain et les bâtiments environnant, qu’ils ont ensuite collé, poncé et bombé en noir. Pour le décor, des petits ronds découpés dans du calque et plantés sur pointe créé l’illusion parfaite d’une multitude d’arbres. Enfin, le bâtiment principal et une de ses extensions ont été imprimés en 3D.

Alors en réalisant cette maquette, le but de ces étudiants en architecture est de revaloriser ce bâtiment au passé douloureux en l’ouvrant au public. En effet, longtemps symbole d’emprisonnement, il devient alors symbole de partage et de divertissement tout en intégrant l’histoire qu’il porte.

“Notre parti pris est de proposer une intervention minimale et raisonnée sur l’existant, sans modifications conséquentes. Des actions réfléchies et nécessaires aux nouveaux usages implantés dans l’ancienne prison, comme l’agrandissement de certaines ouvertures. Nous souhaitons conserver au maximum l’intégrité du lieu, l’image et l’ambiance qu’il implique. Les hauts murs en schiste sont majoritairement conservés. Seules certaines parties du mur d’enceinte tombent pour inviter le visiteur, longtemps maintenu à l’écart. Porteuse d’un programme mixte avec ses restaurants et bars, son musée, son club, son théâtre, sa salle de sport, ses ateliers d’éveil artistique, ses espaces extérieurs dessinés (minéral comme végétal) regorgeant d’activités, la rotonde devient l’interface entre deux quartiers en rupture, un lieu de rencontre. On traverse son parc, on prend de la hauteur sur le toit d’une extension en prolongement du mur d’enceinte, on parcourt le musée, finalement, on redécouvre ce lieu de manière festive sans jamais oublier ce qu’il a pu se passer entre ses hauts murs.”

Porteur : Noémie Ait Braham, Bastien Lefeuvre Dessaudes, Alexis Soveaux Lefeuvre

Mail : bastien.lefeuvre96 at gmail.com