Flamme Fractale Source Wiki Commons : Http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Lines_Apophysis_Fractal_Flame.jpg?uselang=fr

Foisonnement et fertilité

Fractale réalisée avec Apophysis, source Wiki Commons : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Wires_Apophysis_Fractal_Flame.jpg?uselang=fr

Le projet six citrons demande la mise à disposition d’un arbre auprès de la direction des jardins de la ville de Rennes. Un passionné de charpente situé près d’Angers nous contacte pour réaliser un prototype de pièce de métal “open source” permettant de fixer des poutres à angle droit. Il souhaite pouvoir prototyper, rendre réplicable l’objet pour des usages non commerciaux, et le commercialiser pour les autres usages.

Un habitant vient demander l’usage de l’imprimante 3D pour un coquillage, puis c’est un petit garçon de 11 ans qui revient avec un fichier de pièce pour sa maquette de bateau afin qu’on la “matérialise” pour son projet personnel. Hélas, imprimante en panne !

L’association Bug et le labfab organisent le 14 juin une rencontre fort intéressante avec Richard Delogu, à la Cantine Numérique rennaise, pour défricher les modèles économiques et juridiques des objets libres (voir le compte-rendu de Dorothée Petroff).

A la même heure je participe dans le cadre de Futur en Seine  (à Paris) au “Connecteur recherche” à l’invitation de la FING. Y sont rassemblés des chercheurs et praticiens de terrain autour de la question des fablabs. Intéressant et avec de bonnes surprises : j’y retrouve Fabien Eychenne, qui a fait le tour d’Europe des Labs, mais aussi des bretons comme Julien Rat de Makerspace 56 🙂 C’est l’occasion de raconter notre très jeune expérience rennaise et bretonne, et d’échanger sur l’impact des fablabs ou maker/hackerspaces bien au delà de leur fonction de prototypage et fabrication. Par exemple dans le registre du croisement des personnes, acteurs, énergies d’un territoire. Ou dans les tonalités et vocation de lieux, entre les “fablabs d’universités” et les lieux d’éducation populaire.

Pendant ce temps, la direction stratégie de Rennes Métropole termine en lien avec le labfab une présentation sur l’intérêt de développer la fabrication numérique en francophonie, qui a été sélectionnée au Forum Mondial de la Langue Française le 5 juillet à Québec.

Plus terre à terre mais ô combien sympathique et essentiel, l’encombrement de l’atelier le vendredi midi autour des fers à souder, avec le passage d’Aymeric et de Thomas, de 3hitcombo, et de Laurent “H” de Bug qui a réalisé un sélecteur de tension entièrement avec du matériel de récupération. Il nous montre la bête puis tente avec Aymeric de “flasher” une mémoire. Les étudiants de design des beaux-arts bricolent avec application des projets de fin d’année entre les miettes de sandwich.

Vendredi après-midi, message électronique venu de personnes du territoire d’Orléans qui s’intéressent aux fablabs et demandent des contacts de porteurs de projets réalisés au labfab. Facile : tous les contacts sont en ligne dans le portfolio.

Lundi, coup de téléphone surprise d’un responsable de l’ANPE du Mali. L’ANPE souhaite expérimenter le développement de la fabrication numérique et souhaite venir rencontrer les bretons au forum des usages de Brest, puis venir au  labfab à Rennes début octobre !

Mardi 19, c’est le retour de Laurent F., de la région Bretagne, qui vient à la rescousse de l’imprimante 3D, encore en panne. Pas de problème avec Laurent, il sait la bichonner et la faire repartir 🙂

Sur le coup de 13 heures et pour la première fois de nombreux fablabs français (et bientôt francophones) se retrouvent sur le serveur de visioconférence de l’association Ping (Nantes). Deux heures d’échanges avec Ping,  le faclab de Cergy, le projet de la Forge des possibles, et Artilect, le fablab de Toulouse.
On se présente et on parle publication de documentation, horaires d’accueil, collaboration et organisation concrête des labs. Le rendez-vous s’est improvisé au fil d’échanges électroniques dans la matinée, mais il va devenir régulier et s’élargir en francophonie.

L’après-midi apporte la nouvelle que le Labfab est labellisé par le réseau de promotion de l’innovation de Rennes Métropole, la Novosphère, et une thésarde rencontrée sur Futur en Seine demande à venir à nous visiter à Rennes pour de possibles travaux de recherche.

Le stress monte à l’idée que tous les projets ne sont pas encore publiés sur le portfolio alors qu’il en arrive sans cesse… Un passionné de logiciel libre demande s’il peut venir bricoler, Sophie Mahéo (INRIA) réfléchit aux pistes de partenariat, Neweez attend une réponse sur le montage d’une émission de webradio et deux sociétés privées proposent de prêter du matériel au lab. Nous devons recontacter un responsable pédagogique d’EPITECH qui nous a testé sur un atelier arduino et est intéressé pour faire venir des élèves.

Le forum des usages de Brest approche, avec notre implication dans la rencontre des projets bretons, le 10 juillet, et un fablab temporaire de 3 jours sur place.

Yohann “Dub halley” propose des ateliers électricité et machines à son pour le 29 juin si cela est organisable. Denis Pansu (FING) me demande si on pourrait usiner des pièces de bois pour un atelier-test “infolab” à Rennes en octobre. Un projet de machines à numériser les livres libres de droit va arriver, un habitué du lab est sur le point de créer son entreprise basée sur son prototype, une chercheuse parisienne en thèse demande à venir faire une reconnaissance chez nous, on cherche un camion pour transporter des prototypes au forum des usages de Brest, l’association Bug prépare des ateliers pour un village numérique permanent avec le labfab en octobre, le directeur stratégie de Rennes Métropole s’envole le 30 juin pour Québec au forum mondial de la langue française présenter le Labfab avec nos amis du projet de réseau de fablabs québécois Echofab. Peter Troxler, secrétaire de l’association internationale des fablabs, propose ce matin de relayer nos infos, les universitaires de Laval (Canada) passent faire un tour au lab, et nous devons sauver 5 fers à souder d’une mort précoce 🙂

Pendant ce temps, les beaux-arts se vident et les étudiants partent en vacances. Les premiers mois du labfab ont passé comme quelques heures et filé entre nos doigts comme du sable fin. Le travail est énorme, mais le foisonnement de projets et l’intérêt sont évidents. Le travail à venir est assez énorme.

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Hugues